1.) Plusieurs programmes municipaux de soutien, de subventions et d’exemptions de frais sont conçus pour les entreprises enregistrées et les organismes sans but lucratif constitués en société. Que feriez-vous pour vous assurer que les petits groupes bénévoles qui font un travail important dans la communauté — mais qui n’ont pas la capacité de se constituer en société ou de maintenir un conseil d’administration officiel — puissent eux aussi avoir accès à un soutien municipal concret?
Je pense qu’on peut avoir un processus équitable tout en reconnaissant que toutes les initiatives communautaires ne vont pas nécessairement entrer dans la même structure. Au cours de ce mandat, le Conseil a mis en place une politique sur les subventions discrétionnaires afin que les demandes de fonds publics et de ressources puissent être évaluées selon des critères clairs. C’est important. Nous avons la responsabilité de bien gérer les ressources publiques et de pouvoir expliquer comment les décisions sont prises. En même temps, aucune politique n’est parfaite. Si nous constatons que la façon dont la politique est rédigée crée des obstacles imprévus pour des groupes communautaires légitimes, le Conseil peut la revoir et y apporter des améliorations.
L’objectif ne devrait pas être d’éliminer les critères. Il devrait être de nous assurer que les lignes directrices nous donnent suffisamment de souplesse pour considérer équitablement les différentes façons dont les initiatives communautaires prennent naissance, tout en maintenant une reddition de comptes appropriée pour l’utilisation des ressources publiques.
Vous pouvez consulter la politique et le processus actuels ici : Municipalité de Nipissing Ouest — Subventions discrétionnaires
2.) Les coûts des installations peuvent rendre les activités communautaires trop coûteuses pour les petits groupes bénévoles. Certains groupes peuvent avoir besoin d’un théâtre, d’une salle, d’une salle de réunion ou d’un autre espace municipal plusieurs fois par année pour offrir leurs activités et leurs événements.
Seriez-vous en faveur de créer un tarif communautaire ou un système d’exemption de frais pour les groupes bénévoles communautaires vérifiés, plutôt que de faire du statut d’organisme constitué en société ou d’organisme sans but lucratif enregistré le principal moyen d’avoir accès à des installations à coût abordable?
Les installations municipales sont des biens collectifs qui appartiennent à la communauté. En même temps, leur fonctionnement entraîne de vrais coûts, et certaines exigences, comme l’assurance et l’utilisation responsable des installations, ne peuvent pas simplement disparaître. Je pense qu’il faut trouver un équilibre raisonnable entre rendre les installations accessibles et protéger les contribuables et la Municipalité.
Je serais ouverte à revoir la façon dont nous établissons actuellement les tarifs des installations et à voir s’il existe des façons de mieux tenir compte des retombées pour la communauté. Mais je ne pense pas que la solution soit simplement d’offrir un accès gratuit ou à prix réduit à certains groupes selon qu’ils sont constitués en société ou enregistrés comme organismes sans but lucratif. Nous avons déjà des groupes communautaires qui paient pour l’utilisation de nos installations, et nous devons aussi être équitables envers eux.
Je pense qu’il faut regarder l’ensemble de la situation : qui bénéficie de l’activité, quelles sont les retombées pour la communauté, à quelle fréquence l’installation est utilisée et quel autre soutien le groupe reçoit déjà.
3.) Le fait de devoir créer un conseil d’administration, se constituer en société, remplir de longues demandes ou trouver une organisation établie prête à s’associer à elles peut créer des obstacles importants avant même qu’une bonne idée ait la chance de prendre forme.
Si vous êtes réélue, quels changements précis voudriez-vous apporter pour que la Municipalité facilite les initiatives communautaires plutôt que d’ajouter une autre série d’obstacles administratifs à surmonter?
Quand quelqu’un vient me voir avec une bonne idée, j’essaie de commencer par « Comment peut-on faire pour que ça fonctionne? » plutôt que d’énumérer toutes les raisons pour lesquelles ça ne fonctionnerait pas.
Au cours des quatre dernières années, j’ai eu la chance de travailler avec plusieurs personnes et groupes qui ont vu un besoin ou une possibilité et qui ont décidé d’agir. No More Tears, Dream Catchers et le travail pour relancer le Club des Bons Amis à Crystal Falls en sont de bons exemples.
Une grande partie de mon rôle a été d’aider les gens à comprendre ce que la Municipalité peut et ne peut pas faire, à qui ils doivent s’adresser, quelles étapes sont nécessaires et quand une question doit être présentée au Conseil. Parfois, ça veut dire les mettre en contact avec d’autres ressources ou organisations. Parfois, c’est simplement aider à trouver une solution à un obstacle. Nous avons aussi une excellente équipe des Services communautaires qui tient vraiment à notre communauté.
Mais soutenir les initiatives communautaires vient aussi avec une responsabilité envers l’ensemble de la communauté. Lorsqu’il est question d’argent public, d’installations ou d’autres ressources municipales, nous devons être capables d’expliquer pourquoi nous avons offert ce soutien et ce que la communauté en a retiré. Je pense que ça veut aussi dire faire un retour par la suite : est-ce que l’initiative a atteint ses objectifs et est-ce que les ressources publiques ont été bien utilisées?
Pour moi, il s’agit d’être prêts à aider tout en demeurant responsables dans notre utilisation des ressources des contribuables.
4.) Il arrive que des groupes communautaires se mobilisent pour créer des activités ou des événements lorsqu’il y a un besoin dans la communauté, parfois en collaboration avec la Municipalité. Lorsqu’une de ces initiatives devient un succès, se développe ou devient financièrement viable, quels principes devraient, selon vous, guider la relation entre la Municipalité et l’organisme bénévole qui a contribué à la bâtir?
Plus précisément, comment vous assureriez-vous que les partenariats communautaires qui fonctionnent demeurent de véritables partenariats et que les groupes bénévoles ne soient pas involontairement écartés d’initiatives qu’ils ont contribué à mettre sur pied?
Je pense que lorsqu’un groupe de bénévoles investit du temps et de l’énergie pour bâtir quelque chose pour notre communauté, nous devons reconnaître ce travail et être prudents dans la façon dont la Municipalité intervient lorsque l’initiative prend de l’ampleur. Si la Municipalité envisage de prendre un rôle plus important dans quelque chose qu’un groupe bénévole a mis sur pied, nous devrions en discuter ensemble : qu’est-ce que ce changement signifie pour le groupe, qu’advient-il du travail qui a déjà été fait et comment pouvons-nous continuer à travailler ensemble?
Je crois profondément à l’importance de toutes sortes d’initiatives et de groupes bénévoles dans notre communauté. Nous ne pouvons tout simplement pas bâtir le genre de communauté que nous voulons sans eux. Au cours de mon mandat comme mairesse, j’ai travaillé avec plusieurs groupes pour défendre leurs projets, parfois dans les coulisses, les aider à naviguer les différents systèmes municipaux ou autres et les mettre en contact avec les personnes et les ressources dont ils avaient besoin pour réussir.
Il peut y avoir de bonnes raisons pour lesquelles la Municipalité décide d’assumer une plus grande part du travail. Mais je pense qu’il faut aussi respecter ce que les bénévoles ont bâti et le temps qu’ils ont donné à notre communauté. Quand des gens sont prêts à s’impliquer et à contribuer, nous voulons qu’ils restent engagés et impliqués, et non qu’ils aient l’impression que leurs efforts ne comptent plus.
5.) Nipissing Ouest a récemment mis en place un programme de reconnaissance des bénévoles. C’est une belle façon de reconnaître les gens qui donnent de leur temps à notre communauté. Mais reconnaître les bénévoles et les soutenir ne sont pas nécessairement la même chose.
Si vous êtes réélue mairesse, quelle politique, quel programme ou quel changement concret proposeriez-vous pour faciliter le travail des bénévoles et des petits groupes communautaires — y compris ceux qui ne sont pas des organismes sans but lucratif enregistrés — afin qu’ils puissent transformer leurs bonnes idées en programmes et événements durables pour Nipissing Ouest?
J’ai déjà dit que je serais ouverte à revoir la politique sur les subventions discrétionnaires et à y apporter des changements si nous constatons qu’elle crée des obstacles imprévus. Mais avant de modifier une politique, je pense qu’il faut d’abord comprendre exactement ce qui ne fonctionne pas.
Je m’engagerais à rencontrer Dream Catchers et trois ou quatre autres groupes communautaires qui ont des structures semblables pour entendre directement parler de leurs expériences et de ce dont ils auraient besoin pour réussir.
Il y a des questions très pratiques qu’il faut examiner : À quoi devrait ressembler une « vérification »? Comment pouvons-nous déterminer si un groupe est en mesure de gérer des fonds publics de façon responsable? Quel niveau de reddition de comptes est raisonnable? Et qu’est-ce qu’on peut demander à un nouveau groupe dirigé par des bénévoles qui n’a peut-être pas la même capacité administrative qu’un organisme sans but lucratif établi depuis longtemps?
Je pense qu’il est important d’inclure ces groupes dans la discussion avant d’apporter des changements. Si on veut améliorer le processus, je pense qu’il faut commencer par écouter les gens qui essaient de s’y retrouver.