Quatre ans, ça passe tellement vite.
Quand je regarde où nous étions au début et où nous sommes aujourd’hui, je suis fière de tout ce qui a changé. Mais je sais aussi que plusieurs des défis que nous avions devant nous n’allaient jamais être réglés en quatre ans. Certains s’étaient accumulés pendant des décennies. C’est particulièrement vrai pour nos infrastructures et nos bâtiments municipaux.
Au cours des quatre dernières années, une grande partie du travail a été de mieux comprendre ce que nous avons, dans quel état c’est, ce qui doit être fait et comment nous pouvons réellement payer pour tout ça.
L’édifice municipal de Verner est un bon exemple. Le gymnase a été démoli en 2018 parce que son état s’était détérioré au point où il n’était plus possible de le récupérer, alors que d’importantes réparations étaient encore nécessaires dans le reste de l’édifice. En 2022, ces réparations n’avaient toujours pas été faites. On ne peut pas changer ce qui s’est passé avant, mais on peut changer notre façon de gérer nos biens municipaux à l’avenir — en connaissant leur état, en planifiant les réparations ou les remplacements nécessaires et en prévoyant ces dépenses avant que les problèmes deviennent des urgences.
Notre Centre récréatif et complexe aquatique est un autre bon exemple. C’est une installation importante pour notre communauté, mais c’est aussi une infrastructure vieillissante qui nécessite des travaux importants. Plusieurs améliorations essentielles sont nécessaires, notamment des travaux à la piscine, une entrée accessible, les vestiaires, le centre de conditionnement physique et un ascenseur. Une estimation de classe D réalisée en 2024 évaluait le projet à environ 1,875 million de dollars.
Nous avons présenté une demande de financement provincial pour ces travaux, mais notre demande n’a pas été retenue. Ça ne veut pas dire que le besoin a disparu. Nous continuons à chercher des programmes de financement qui pourraient convenir au projet et nous aider à réaliser ces améliorations. Entre-temps, il faut continuer à faire les réparations et l’entretien nécessaires pour garder l’installation en bon état de fonctionnement.
Nos routes font aussi partie importante de cette réalité. Nous avons plus de 550 kilomètres de routes municipales, et l’étude sur les besoins routiers nous a donné une bien meilleure idée de l’état de notre réseau routier et des investissements nécessaires. La solution n’est pas d’essayer de tout réparer en même temps. Il faut augmenter graduellement les sommes consacrées à l’entretien régulier et à la préservation de nos routes, tout en planifiant les projets d’immobilisations plus importants dont nous aurons besoin au fil des années.
La même approche est appliquée à la baie Minnehaha. Les culées du quai actuel arrivent à la fin de leur vie utile et leur remplacement est estimé à entre 4 et 5 millions de dollars. C’est un investissement important pour une municipalité de notre taille, mais l’autre option serait de finir par perdre le quai et les installations d’amarrage. Une demande de financement est présentement en cours. C’est un autre exemple qui montre que comprendre le problème et connaître son coût n’est que le début — il faut aussi trouver une façon de réaliser le projet.
Le projet d’eau potable de Verner montre ce qui peut arriver lorsque tout ce travail se met en place. Un besoin qui était identifié depuis plusieurs années est maintenant rendu à l’étape où la Province s’est engagée à investir 18,2 millions de dollars dans un projet évalué à environ 24 millions de dollars. C’est un investissement majeur pour West Nipissing, mais il reste encore un manque à financer d’environ 7 millions de dollars. Il reste du travail à faire avant que le projet soit réalisé.
Au Château est un autre exemple de l’importance de regarder au-delà d’un seul budget ou d’une seule élection. La reconstruction de notre foyer de soins de longue durée fait partie d’un projet de plus de 100 millions de dollars et aura des répercussions sur nos aînés et leurs familles pendant plusieurs décennies. En même temps, nous travaillons à la possibilité d’ajouter du logement pour les aînés au complexe d’appartements Au Château. Une demande de financement pour un projet prêt à démarrer a maintenant été soumise. La prochaine étape est d’obtenir le financement nécessaire pour rendre ces logements possibles.
Ce sont des projets très différents, mais ils ont quelque chose en commun. Un édifice municipal. Un centre récréatif et une piscine. Des routes. Un quai. Un projet d’eau potable. Des soins de longue durée. Du logement pour les aînés. Aucun de ces projets ne se réalise simplement avec une promesse électorale.
Il faut comprendre le problème, avoir les bonnes informations, travailler avec le personnel et les partenaires communautaires, trouver les bons programmes de financement, bâtir des relations avec les autres paliers de gouvernement, faire valoir les besoins de notre communauté et ensuite continuer à travailler jusqu’à ce que les choses avancent.
Ça a été une grande partie de mon rôle comme mairesse au cours des quatre dernières années.
Les près de 50 millions de dollars en engagements provinciaux obtenus pour West Nipissing au cours de la dernière année ne sont pas arrivés du jour au lendemain. Il a fallu préparer des demandes, participer à des rencontres et à des délégations, bâtir des relations et être persistants. Il fallait savoir ce dont notre communauté avait besoin et continuer à faire valoir nos priorités.
Pour une municipalité de notre taille, nous ne pouvons tout simplement pas répondre à tous nos besoins en infrastructures et en installations seulement avec les taxes municipales. Le financement provenant d’autres paliers de gouvernement va continuer d’être essentiel. Ça veut dire être prêts avec les bonnes informations, avoir des projets prêts lorsque les occasions de financement se présentent et avoir les relations et la persévérance nécessaires pour aller chercher ces fonds.
Ça veut aussi dire changer notre façon de penser à nos budgets.
Nous devons accorder plus d’attention à l’entretien quotidien et à la préservation de nos infrastructures et de nos installations afin de protéger ce que nous avons déjà. En même temps, nous devons regarder vers l’avenir et prévoir les projets d’immobilisations plus importants qui demanderont des investissements considérables et, dans bien des cas, du financement provenant d’autres paliers de gouvernement.
C’est ça, la planification à long terme. Savoir ce que nous possédons, dans quel état c’est, combien ça coûtera pour l’entretenir ou le remplacer et quand ces investissements seront nécessaires. Regarder au-delà du prochain budget et comprendre ce que les décisions que nous prenons aujourd’hui peuvent vouloir dire pour West Nipissing dans cinq, dix ou vingt ans.
Mais planifier à long terme ne veut pas dire faire semblant de savoir exactement ce que l’avenir nous réserve.
Il va toujours y avoir des besoins imprévus. Des infrastructures vont briser. Les coûts vont changer. Les programmes de financement vont apparaître et disparaître. Les priorités provinciales et fédérales vont changer. De nouvelles occasions vont se présenter.
Quand ça arrive, le Conseil doit être capable de s’adapter sans perdre de vue la situation dans son ensemble. Cet équilibre est important. Nous avons besoin d’un plan, mais nous devons aussi être capables de réagir à ce qui se passe devant nous.
Nous devons aussi continuer à améliorer la façon dont la municipalité fonctionne. Ça veut dire avoir du personnel professionnel et compétent, des rôles clairs et de bons processus, ainsi qu’un Conseil qui donne les orientations tout en permettant au personnel de faire son travail. L’examen organisationnel de KPMG a identifié des secteurs où nous pouvons nous améliorer, et ce travail doit continuer.
Et à travers tout ça, nous devons travailler ensemble. Au cours des quatre dernières années, j’ai vu ce qui est possible lorsque le Conseil, le personnel, les organismes communautaires et les autres paliers de gouvernement travaillent vers le même objectif.
Ça ne veut pas dire que tout le monde est toujours d’accord. Ça veut dire écouter, poser des questions, avoir les conversations difficiles et ensuite continuer à faire le travail.
Il y aura toujours un autre projet, une autre occasion de financement, un autre problème à régler. C’est tout simplement la réalité de la gouvernance municipale. L’important, c’est de savoir où nous en sommes, de comprendre ce qui doit être fait et combien ça va coûter, et d’être prêts à nous adapter lorsque les circonstances changent.
C’est pourquoi l’expérience compte.
Le travail qui nous attend demande quelqu’un qui comprend les défis auxquels nous faisons face, qui sait comment transformer des priorités en projets, qui a établi des relations avec les partenaires financiers et les autres paliers de gouvernement, et qui est prêt à continuer à travailler même lorsque la réponse n’est pas simple ou immédiate.
Ça va prendre de la planification, de la persévérance, de bonnes relations et la volonté de continuer à travailler à travers les défis.
Je suis prête à faire le travail.